Je suis graphiste.
Mon quotidien, c’est le digital. Les écrans, les logiciels, les couleurs bien calibrées, les formes parfaitement alignées.
Et puis un jour, un peu par hasard, j’ai mis les mains dans la terre.
Je ne pensais pas que ça allait changer quelque chose.
Et pourtant.

Un quotidien très… digital
Avant la céramique, je passais mes journées à créer, mais derrière un écran.
J’aime ça.
Composer, aligner, choisir une couleur, construire une image… c’est mon métier.
Mais tout est lisse.
Tout est précis.
Tout est maîtrisé.
On clique, on ajuste, on annule.
Il n’y a pas de matière. Pas de contact.
La première fois avec la terre
C’était en octobre 2022.
Je me souviens encore de cette sensation. La terre entre les mains, un peu froide, un peu résistante… et en même temps très vivante.
Rien à voir avec un écran.
Là, on ne clique pas.
On touche.
On appuie.
On sent.
Et surtout, on ne contrôle pas tout.
Là où tout bascule
C’est là que quelque chose s’est passé.
Avec la terre, impossible d’aller trop vite.
Impossible de revenir en arrière comme avec un “ctrl + Z”.
Il faut ralentir.
Observer.
S’adapter.
Et ça m’a fait du bien, immédiatement.
Moi qui avais l’habitude de tout maîtriser dans mon travail, je me suis retrouvée face à une matière qui m’obligeait à lâcher un peu.
Et finalement… j’ai adoré ça.
Digital vs matière : deux mondes, un équilibre
Aujourd’hui, je fais toujours du graphisme.
Mais la céramique a changé ma façon de créer.
D’un côté :
- le digital
- la précision
- la rapidité
De l’autre :
- la matière
- le temps
- l’imprévu
Les deux sont très différents.
Et c’est justement ce qui les rend complémentaires.
La terre m’a appris à ralentir là où le digital m’accélère.
Pourquoi je n’ai jamais arrêté
Au début, c’était une découverte.
Puis c’est devenu un rendez-vous.
Et aujourd’hui, c’est une évidence.
La poterie, ce n’est pas juste une activité.
C’est un moment où je coupe vraiment.
Je crée autrement.
Je réfléchis autrement.
Je me reconnecte.
Et surtout, je prends du plaisir.
Transmettre cette expérience
C’est aussi pour ça que j’ai commencé à proposer des ateliers de poterie à Portes-lès-Valence, près de Valence.
Pas pour apprendre quelque chose de compliqué.
Pas pour faire parfait.
Mais pour faire vivre cette sensation.
Mettre les mains dans la terre.
Ralentir.
Essayer.
Se laisser surprendre.
Et souvent, voir les personnes repartir avec le sourire, un peu fières de leur pièce… et déjà envie de recommencer.
Je ne pensais pas que la céramique prendrait autant de place.
Et pourtant, aujourd’hui, elle fait partie de mon équilibre.
Entre digital et matière.
Entre maîtrise et lâcher-prise.
Et si vous n’avez jamais essayé, c’est peut-être justement pour ça qu’il faut le faire.

FAQ — Découvrir la poterie près de Valence
Est-ce accessible quand on est débutant ?
Oui, complètement. Les ateliers sont pensés pour les personnes qui n’ont jamais pratiqué.
Faut-il être créatif ?
Non. La créativité vient en faisant, pas avant.
Pourquoi la poterie fait du bien ?
Parce qu’elle permet de ralentir, de se concentrer sur un geste simple et de créer quelque chose de concret.